

Made in France, par La Poursuite du Bleu
27 novembre / 19h30
| 7€ à 17€Molière 2026 de la mise en scène dans un spectacle de théâtre privé !
Tout ce qui ne coûte pas cher coûte très cher. Proverbe africain
Après tout ce temps passé derrière les barreaux, Émile a obtenu sa peine aménagée. Dès demain, il passera ses journées à l’usine et ses nuits au centre de détention, avec l’espoir d’une sortie rapide pour bonne conduite.
Mais il y a un problème : l’usine où il s’apprête à travailler délocalise. Alors Émile n’a plus le choix : pour se sauver, il faut qu’il devienne le meilleur des syndicalistes, sauve l’usine, ses collègues et peut-être, au passage, le pays tout entier.
De quiproquo en rebondissement, ce spectacle pose un regard documenté sur le monde du travail, mettant en scène le combat d’hommes et de femmes prêts à tout pour sauver l’industrie française… à tout, sauf à faire quelque chose.
Dans les milieux industriels, la quête des matières premières est communément appelée “sourcing”. Pour Made in France, nous les auteurs avons donc sourcé notre inspiration dans la fiction comme dans le réel. Nous y avons trouvé les sources de théâtralité qui nous sont chères : décalages comiques et dissonances cognitives des protagonistes, conflits liés aux différences de langage et aux incompréhensions qu’elles entrainent, cruauté des situations om les individus sont dépourvus face aux systèmes qui les entourent…
Nous reconnaissons donc avec joie nos dettes envers de nombreuses fictions théâtrales (Les frères Lehman et 7 minutes de stefano Massini, 1336 de Philippe Durand ou encore La formule du bonheur de Rainer Sievert), cinématographiques (Ressources humaines de Laurent Cantet, Un autre monde de Stéphane Brizé), sérielles (Baron noir, House of cards, Borgen ou encore Parlement) et littéraires (tout particulièrement l’oeuvre de John Steinbeck). Pour ce qui est du ton, il faudra plutôt chercher nos inspirations à l’écran : dans le cinéma déjanté des frères Coen, les traitements punk et grinçants d’Albert Dupontel ou de Ruben Östlund, la grande comédie des petits riens si chère à Jacques Tati.
Mais nous avons aussi pioché dans le réel pour cette nouvelle écriture. Nous avons ainsi interviewé des membres d’associations oeuvrant à la réinsertion de détenus, des anciens membres de cabinets ministériels au Ministère de l’économie comme de l’écologie, des consultants travaillant sur les sujets de réindustrialisation, des avocats spécialisés sur les sujets industriels et le droit du travail, des salariés ayant mené des luttes collectives…
Par ailleurs, ayant été inspirés par plusieurs affaires politiques et industrielles (en particulier l’affaire Alstom et la crise électrique de l’hiver 2022-2023), nous avons lu ou écouté avec appétit de nombreuses commissions d’enquête parlementaires menées sur l’état de notre industrie comme de notre indépendance énergétique. Nous avons peu de doutes quant au fait que nous les avons trouvées plus drôles que leurs rapporteurs. Nous voulons également remercier le parlement britannique pour sa créativité en matière de traitement des eaux usées. Ce dernier nous a grandement soufflé la trame du spectacle.
Les artistes
Autour du spectacle
Mercredi 18 novembre 19h CONFÉRENCE de l’Université interCommunale Grésivaudan – UICG « Rester en lien quand on n’est pas d’accord : compétences sociales et régulation émotionnelle pour des relations plus apaisées ? », par Juliette Manto
Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Distribution
Texte et mise en scène Samuel Valensi et Paul-Éloi Forget
Avec June Assal, Michel Derville, Stéphanie Godin ou Bertrand Saunier, Thomas Rio ou Brice Borg, Valérie Moinet, Samuel Valensi, batterie Mélanie Centenero ou Chloé Denis
Assistance à la mise en scène Alice Helfing et Alexandre Babey
Lumières Geoffroy Adragna
Costumes Carole Nobiron
Musique Lison Favard, Léo Elso, Mélanie Centenero
Régie Malo Guérin, Paul Maillot, Hugo Révy
Création sonore Thimothée Langlois
Scénographie Bastien Forestier et Sandrine Lamblin
Administration de tournée Clémentine Armand
Diffusion Acme – Axel Yvon
Mentions
Production La Poursuite du Bleu, Margaux Gregoir et Jumo Production. Coproduction Le Tangram – Scène nationale d’Évreux, Le Théâtre d’Auxerre – Scène conventionnée d’intérêt national, Le Théâtre de la Concorde – Paris, Les 3T / Théâtre du Troisième Type – Saint-Denis, Le POC ! – scène culturelle d’Alfortville, ACME, Jumo Production, Stéphanie Bataille, Jean Despax et Nicolas Laugero Lasserre. Soutiens Théâtre de Belleville, L’Étoile du Nord – Scène conventionnée d’intérêt national, L’Espace Sorano – Vincennes, Théâtre Roger Barat – Herbley-sur-Seine, ADAMI. Action financée par la région Île-de-France.
Equipement communal de la ville de Crolles


