


Osmose, peinture par Juliette Lamarca
6 janvier 2027 - 12 février 2027
Exposition du 6 janvier au 12 février
Apérissage autour d’un brunch samedi 9 janvier à 11h
Atelier parent-enfant “Peindre le paysage” dès 6 ans, samedi 9 janvier de 14h à 16h
L’atelier se propose comme un guide en pas à pas dans la découverte de la peinture à l’acrylique, quel que soit le niveau de chacun, en prenant en compte son regard et ses envies.
Juliette Lamarca explore les paysages dans leur singularité, leurs ambigüités et leur subtilité, guidée par les sensations de la promenade, du temps vécu dans sa profondeur. L’inspiration nait de la déambulation, l’esprit ouvert plus encore que les yeux. L’arbre devient ainsi fondamental, élément du vivant fermement ancré dans notre décor et qui nous invite à regarder vers le ciel pour relativiser, nous réinventer, nous dépasser…
Je remets à chaque fois en cause et en jeu mes outils et techniques afin de faire les choix les plus appropriés en fonction de ce qui a motivé mon projet. Je pratique ainsi une peinture expérimentale, réfléchie mais intuitive, concentrée avec du lâcher prise. Je transmets ce que j’ai l’impression de recevoir. Je me sens subitement transcendée par un état des choses, et je deviens vecteur.
Après avoir peint pendant plusieurs années des paysages urbains où la nature s’insère, créant un contraste et perturbant la rigueur établie par l’homme, je me rends compte sans l’avoir prémédité que le rapport de proportion et d’importance urbanité/nature s’inverse. L’arbre devient fondamental, c’est un élément du vivant qui s’ancre fermement dans notre décor et nous incite à regarder vers le ciel, à relativiser, à nous réinventer et nous dépasser. Il tient tête au temps qui passe, aux variations multiples, et fait figure exemplaire de force et de résistance. Observateur, protecteur ou confident, il partage notre vie sur une portion et nous survivra, ce qui intime le respect et conduit à une certaine mesure.
J’aime peindre des paysages apparemment dépourvus de présence humaine mais cependant “vivants”, chaleureux ou tourmentés, personnifiés. L’humanité peut être palpable parce que les arbres sont éclairés par la lueur d’un lampadaire proche, parce qu’une barrière ou un élément bâti prouve discrètement que la nature est intégrée à un contexte urbain, parce que la fenêtre d’une maison ressemble à un oeil qui nous regarde, parce qu’une façade adopte une coloration couleur peau… Les éléments d’un paysage deviennent des personnages.
Juliette Lamarca
Equipement communal de la ville de Crolles



