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SUMMARY:Le miroir recollé\, photographies & collages par Nadine Barbançon\, textes d'Estelle Dumortier
DESCRIPTION:Exposition accueillie en partenariat avec le Mois de la Photo organisé par la Maison de l’Image de Grenoble du 9 novembre au  1e décembre. \nApérissage samedi 9 novembre à 11h \nAtelier de pratique parent-enfant (dès 10 ans) le 9 novembre de 14 à 16h\, pour découvrir de façon ludique et accessible l’univers de l’artiste. Inscription indispensable en billetterie (guichet ou téléphone) dans les créneaux d’ouverture. Attention\, capacité limitée ! \nFruit d’un projet mené avec des personnes en situation de handicap intellectuel\, autour d’ateliers photographique et d’écriture\, cette exposition interroge le rapport à la norme et le décalage entre les perceptions. Elle questionne aussi le regard intime que l’on porte sur soi-même. De pose en pose l’objectif se décale\, le portrait aussi… Comment recoller sa propre image\, tel qu’on se perçoit\, réellement ou au prisme de son inconscient ? Comment le reçoit-on en miroir et que donne-t-on à comprendre ? \nLe projet à l’origine de l’exposition\, In(dits)visibles\, mené à l’AAPEI Epanou\, associe le dire et le visible\, tout en intégrant les notions d’individu et de groupe que l’on ne peut diviser. Il amène également à se questionner sur la visibilité du handicap dans les espaces publics\, en le mettant en avant de manière décalée pour amener le public à se questionner sur l’écart qui existe bien souvent entre nos représentations et la perception des personnes concernées. L’atelier d’écriture interroge quant à lui la place et le rôle de chacun dans l’espace  privé et public\, la visibilité et l’invisibilité que ces espaces confèrent aux personnes en situation de handicap\, la perception que chacun a de la visibilité et de l’invisibilité\, du dit et du non-dit. \nDans le regard porté sur les personnes en situation de handicap\, j’imagine que trop souvent apparait de manière prégnante l’empreinte de notre méconnaissance profonde de ceux et celles  que l’on assigne à résidence en dehors du cadre de la “norme”. Je trouve intéressant de questionner cette notion d’écart entre norme et hors-norme à travers le handicap invisible\, l’écart qu’il existe entre nos représentations et leurs perceptions\, comme une sorte de renversement de point de vue. Cela pose la question de l’adaptabilité ou de l’inadaptabilité. La leur et la nôtre. L’idée de l’atelier a été de se déjouer du cadre\, faire de l’inclusion un jeu de cache-cache. Expérimentations visuelles du corps\, du visage et donc peut-être de l’idnetité dans la relation au regard des autres. Nousa vons cherché ensemble à composer des images à partir de plusieurs dispositifs jouant de cette notion de norme/hors-norme à partir d’eux-mêmes. Ce que l’on a décidé de montrer de soi dans un cadre et ce qui déborde\, ce qui d’eux-mêmes est identifiable et ce qui ne l’est pas\, ce qui est visible et ce qui ne l’est pas.\nNadine Barbançon \n\n  \n\n 
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SUMMARY:Leïla Huissoud\, "La maladresse"
DESCRIPTION:Nouvel album La maladresse\, sorti le 7 juin 2024 \nEt si la maladresse était avant tout un combat ? Celui d’une femme blasée\, blessée\, cassée\, finie\, déjà\, avoue Leïla Huissoud lessivée par le tourbillon de la vie d’artiste et les montagnes russes de l’existence. Pierre Boulez affirmait que la musique n’est qu’une succession d’heureux accidents ; pour elle\, les ratés et les bourdes en représentent les plus vibrantes partitions. Avec Leïla Huissoud on rit\, on s’émeut\, on se révolte\, on « se permet » aussi parfois : la grossièreté est admise si elle est ailleurs\, et un faux pas ne l’est jamais\, surtout s’il est de côté. Les sentiments se bousculent et elle cherche le beau dans le bancal\, la poésie dans la gouaille et la réconciliation dans les mots affutés. Digne élève de Brassens\, Ferré ou Leprest\, la « Chianteuse » les aime\, ces déclassés de la société\, ces étourdis\, ces sœurs invisibles et ces valseurs Tinder qui peuplent le quotidien et sa galerie de personnages…\nLa maladresse n’est pas une renaissance\, mais un retour\, à pas de louve\, dans le ballet de la vie. \nLes lettres de Leïla \nSa galerie de personnages fait le plein de déclassés de la société\, tous ces englués à la marge et ces gueules cassées qu’elle affectionne tant (Lettre aux paumés). Ils m’émeuvent\, car ils me font sentir à ma place\, alors que je ne fais pas partie de leur vie\, résume l’autrice-compositrice-interprète iséroise. Elle les trouve touchants\, les inaptes et les étourdis\, les manchots pas bandits mais pleins de béances\, les mal réveillés toute la journée\, comme celui qui s’prend la porte vitrée de l’opticine du quartier. Et lorsqu’un gamin tague sur un mur de l’ascenseur je reviens tout à l’heure / je t’aime pour toute la vie à sa dulcinée\, Leïla s’émerveille de ce doux mensonge\, tout en rajoutant Oublie pas d’acheter du pain (reprise de L’ascenseur de Thierry Romanens\, texte de Fabian Tharin). Regard tendre et caustique\, plume acérée ou cajolée\, Leïla Huissoud cherche le beau dans le bancal.\nElle est descendue du tour bus\, momentanément. Elle n’est pas montée dans ce train corail intercités (Avant Nantes)\, désireuse d’arrêter le train-train quotidien\, de hurler aux voyageurs fantomatiques : fuyez\, tant que vous encore cons / tant que vous pouvez encore péter les plombs. Leïla ne lève pas le poing\, elle tend la main\, invitant ses prochains à être le grain de sable qui fait dérailler la machine. Huissoud est sortie du huis clos (être en vie hors de l’ensemble\, c’est être vivant hors de la vie) et rêve parfois de traîner avec une bande de copains (La ligue des justiciers). \nIndignée\, jamais résignée\, elle épingle les machismes d’hier et les violences au présent. Elle est cette femme artiste Déguisée en fille\, comme toutes ses soeurs invisibles\, caricaturées (trop fragiles\, sensibles\, hystériques\, lunatiques\, folles) qui ne cessent de s’excuser d’exister. Mais la féministe se méfie des misandres\, elle élargit la focale et rappelle que les hommes sont la somme de ce qu’ils croient être des conquêtes : mesdames\, mesdemoiselles (…) derrière un grand homme y a ses drames et ils ressemblent à vos prénoms (À tes amours). Elle évoque les rencontres amoureuses dans deux morceaux miroirs des états d’âme fluctuants jusqu’à la contradiction : dans le premier les coups dans l’eau et les valses à mille temps Tinder (Soleil 1\,2\,3)\, dans l’autre elle embrasse les hommes et leurs charmantes imperfections (1\,2\,3 Soleil !). J’accepte de jouer la pleureuse à condition d’être dans la peau de la chasseuse dans la chanson suivante. Il faut arrêter d’accabler les hommes et les aider à se déconstruire\, tout en faisant en sorte que les femmes ne tombent pas systématiquement dans la victimisation.\nÀ l’image de sa poignante Lettre au père\, ses maladresses sont fredonnées au creux de l’épaule: tu m’as offert les chansons / maintenant\, j’voudrais te rendre le crayon. Dans Chanson éducation\, l’autoproclamée “chianteuse” rend hommage à ses professeurs\, éducateurs par l’impudeur\, les Brassens\, Ferré\, Leprest : j’ai pris tous les jours mes leçons / de fille brouillon à femme chanson. Et si dans Mon spectacle s’appelle… Leïla croque le monstre qui s’apitoie sur son sort\, rappelant au sujet d’un amour saboté que le propos artistique reste un pardon\, elle a finalement choisi de l’apprivoiser. Finalement\, conclut-elle\, les chansons tristes ne le sont jamais vraiment. \nLeïla Huissoud a reçu le Prix coup de coeur de l’académie Charles Cros et le prix Georges Moustaki en 2019 \nLeïla\, vous êtes un diamant brut. France Culture\, Chanson Boum !
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